Quelle différence entre nofollow et dofollow pour votre SEO ?

Beaucoup paient pour des liens nofollow sans le savoir : 41 sur 47 dans un cas réel. Découvrez enfin la vraie différence entre nofollow et dofollow, et pourquoi les règles ont changé.

Quelle différence entre nofollow et dofollow pour votre SEO ?

Un client m'a envoyé un jour un rapport de netlinking tout fier : 47 liens obtenus en un mois. Sur les 47, 41 étaient nofollow. Il avait payé pour ça. Le pire, c'est que son prestataire lui avait promis monts et merveilles sans jamais lui expliquer la différence entre nofollow et dofollow. Une semaine après notre appel, je l'ai vu comprendre que la moitié de son budget était partie en fumée.

Cette distinction, tout le monde en parle, peu de gens la maîtrisent vraiment. Et depuis que Google a changé les règles du jeu, la plupart des articles qui traînent encore en ligne racontent une histoire obsolète. Alors remettons les choses à plat, sans mythe ni raccourci.

Points clés à retenir

  • Un lien dofollow est un lien ordinaire : il n'a aucun attribut particulier et transmet de la popularité.
  • L'attribut rel="dofollow" n'existe pas dans le HTML. Le mot sert uniquement à désigner, par opposition, les liens qui ne portent pas de nofollow.
  • Un lien nofollow indique à Google de ne pas suivre le lien et de ne pas transmettre d'autorité. Ce n'est plus une directive stricte depuis 2019, mais un simple indice.
  • Deux attributs plus récents ont complété le dispositif : sponsored et ugc.
  • La vraie question n'est pas le nombre de liens, mais leur provenance.
  • Vérifier la nature d'un lien prend moins de dix secondes dans le code source d'une page.

C'est quoi un lien dofollow, au fond ?

La réponse tient en une ligne, et elle va en décevoir certains : un lien dofollow, c'est un lien normal. Celui que vous posez tous les jours sans y penser, quand vous copiez une URL dans un article ou que vous référencez une source.

Voici le code d'un lien classique :

<a href="https://exemple.fr">le texte du lien</a>

Rien de plus. Pas d'attribut, pas de rel, pas de magie. Et c'est précisément ce que le milieu du référencement a baptisé « dofollow ».

L'attribut rel="dofollow" existe-t-il vraiment ?

Non. Il n'existe pas. Écrire rel="dofollow" dans votre code ne sert strictement à rien : les navigateurs l'ignorent et Google aussi. Ce mot a été forgé par les référenceurs pour nommer ce qui n'a pas de nom technique. C'est une catégorie d'usage, pas une balise.

Je vois encore passer des prestataires qui promettent des « backlinks dofollow premium » comme s'il s'agissait d'un réglage secret. Franchement, ça me fait sourire jaune. Le concept marketing est né d'une opposition, pas d'une spécification.

Ce qu'un lien dofollow transmet concrètement

Quand un site pointe vers une de vos pages, il lui transfère une part de sa propre popularité. Les référenceurs parlent de « jus de lien », ou de PageRank, du nom de l'algorithme historique de Google. Plus la source est reconnue et thématiquement proche, plus ce transfert a de valeur.

Un point qu'on oublie trop souvent : la provenance d'un lien pèse bien plus lourd que leur nombre. Un lien dofollow depuis un site reconnu de votre secteur vaut plus que cinquante liens posés sur des annuaires oubliés. Je l'ai vérifié de mon côté : sur un projet, trois liens éditoriaux bien placés ont produit plus d'effet en deux mois que tout un lot d'échanges de liens accumulés en six. Et pourtant ce lot pesait trente fois plus lourd en volume.

Qu'est-ce qu'un lien nofollow et comment fonctionne-t-il ?

Le nofollow, lui, laisse une trace visible. On l'ajoute à la main dans le code :

<a href="https://exemple.fr" rel="nofollow">le texte du lien</a>

Cet attribut signale à Google : « ce lien, je ne le cautionne pas ». Concrètement, l'outil doit alors ne pas le suivre pour explorer la page cible, et ne pas transmettre d'autorité à travers lui. Le lien reste cliquable pour le visiteur — pour lui, rien ne change. Pour le moteur, tout change.

Pourquoi l'attribut nofollow a-t-il été créé ?

À l'origine, il répondait à un problème très concret : le spam dans les commentaires. Des robots déposaient des milliers de liens partout pour récupérer de la popularité. En rendant possible un lien dit « non cautionné », on donnait aux éditeurs un moyen de dire : « ce n'est pas moi qui recommande ce site ».

On l'utilise donc logiquement pour :

  • les commentaires et forums, où n'importe qui peut publier un lien sans validation ;
  • les liens placés dans le cadre d'un partenariat rémunéré ou d'un contenu sponsorisé ;
  • les mentions de sources que l'on cite sans vouloir leur transmettre quoi que ce soit (une étude contestée, un concurrent, un site dont on ne répond pas) ;
  • et les liens dits de « premier commentaire » ou les articles invités douteux que votre client tient absolument à publier.

Le virage de 2019 : nofollow n'est plus une directive

Voilà la partie que 90 % des articles que vous trouverez en ligne n'ont pas mise à jour. Depuis 2019, Google a complété le dispositif et précisé sa doctrine.

Deux attributs se sont ajoutés au nofollow historique :

  • sponsored, pour les liens rémunérés ou sponsorisés, plus explicite sur l'intention ;
  • ugc, pour les liens générés par les utilisateurs dans les commentaires et les forums. On garde donc un nofollow « générique » pour tous les autres cas, mais son sens premier s'est spécialisé.

Un indice, pas un ordre

Le changement le plus important : un attribut nofollow est désormais considéré par Google comme un indice, pas comme une consigne absolue. Autrement dit, l'outil se réserve le droit d'ignorer un nofollow s'il estime que le lien mérite d'être traité normalement, ou inversement d'ignorer un dofollow qui coche toutes les cases du lien artificiel.

Cela a une conséquence pratique énorme que peu de gens mesurent : ce n'est plus votre code qui décide entièrement de la valeur transmise. C'est la confiance accordée à la source, au contexte, à la thématique. Vous pouvez poser le nofollow le plus propre du monde, si Google juge le lien pertinent et fiable, il en tiendra compte.

À l'inverse — et c'est la partie que personne n'a envie d'entendre — multiplier les liens dofollow issus de fermes à liens ne vous protège de rien. Dans les faits, je ne compte plus les sites que j'ai vus chuter après avoir acheté 200 « liens dofollow de qualité » issus du même réseau. Le déclassement est arrivé en quelques semaines.

Nofollow et dofollow : le comparatif critère par critère

Rien ne vaut un tableau pour fixer les idées, alors le voici :

Critère Lien dofollow Lien nofollow
Attribut HTML Aucun (l'attribut rel="dofollow" n'existe pas) rel="nofollow" (ou sponsored / ugc)
Autorité transmise Oui, en théorie Non, en théorie
Comportement de Google Pris en compte comme signal positif Considéré comme un indice, pas un ordre
Usage recommandé Liens éditoriaux, sources de confiance Contenus sponsorisés, commentaires, citations non cautionnées
Effet sur le référencement Peut améliorer le positionnement d'une page Aucun effet direct attendu ; rôle défensif
Ce qu'il protège Rien en soi — il fait confiance à la source Protège de l'association à du contenu douteux

Cette dernière ligne mérite qu'on s'y arrête. Beaucoup de gens pensent que le dofollow « donne » et que le nofollow « retire ». En réalité, le nofollow est avant tout un outil de défense : il sert au site émetteur à ne pas être associé à du lien artificiel. Il ne punit pas le destinataire, il protège la source.

Comment savoir si un lien est nofollow en dix secondes

Trois méthodes, de la plus rapide à la plus complète :

  1. Faites un clic droit sur le lien, puis « Inspecter » (ou « Examiner l'élément »). Le code apparaît. Cherchez rel="nofollow" dans la balise <a>. Si vous ne voyez aucun attribut rel, il est dofollow.
  2. Activez une extension navigateur dédiée qui surligne les liens suivis et non suivis dans des couleurs différentes. Pratique quand vous auditez une page entière.
  3. Passez par un outil de crawl pour analyser un site complet d'un coup. Indispensable dès que vous en avez plus de vingt à vérifier.

Simple, non ? Et pourtant je vois encore des gens signer des prestations sans avoir jamais fait ce test sur les liens livrés. Une fois qu'on a le réflexe, on ne se fait plus avoir.

Pourquoi faire du netlinking, alors ?

Parce que la popularité se transmet, et qu'un site qui reçoit des liens de qualité inspire davantage confiance à Google qu'un site isolé. Le netlinking, c'est simplement l'art d'obtenir ces liens — par la qualité de vos contenus, une relation presse, un partenariat réel, une mention spontanée.

Sauf que la vraie question n'est jamais « combien de liens dofollow ai-je obtenus ». C'est « qui m'a cité, dans quel contexte, et est-ce que ce site a un rapport crédible avec le mien ». Un article de blog pertinent sur un site reconnu de votre secteur pèse infiniment plus qu'une centaine de liens artificiels. Je le répète parce que c'est contre-intuitif : le volume est un piège.

Mon avis, tranché : dans 90 % des cas, courir après les liens dofollow est une perte de temps. Ce qui compte, c'est d'être cité par les bonnes sources. Le reste — le fameux jus de lien, le PageRank — suit naturellement.

Questions fréquentes

Quels sont les 3 types de SEO ?

On distingue généralement le SEO on-site (ce qui se passe sur votre propre site : structure, contenu, vitesse, balisage), le SEO off-site (ce qui se joue ailleurs, au premier chef le netlinking) et le SEO technique (crawlabilité, indexation, données structurées, sécurité). Le netlinking, dont il est question ici, relève du off-site.

Un lien nofollow peut-il nuire à mon site ?

Non, en soi il ne nuit pas. Il ne vous apporte simplement aucune autorité directe. Le risque apparaît ailleurs : si vous accumulez des liens depuis des sources douteuses, c'est la nature de ces sources qui pose problème, pas l'attribut. Un nofollow propre sur un site sain ne vous coûte rien.

Un lien nofollow vaut-il mieux que rien ?

Cela dépend du contexte. En termes de référencement pur, non : pas de transfert d'autorité. Mais un lien nofollow reste une mention, une porte d'entrée de trafic, une source de visibilité et parfois l'amorce d'une relation. Sur un site très lu, ça peut valoir le coup — mais pas pour la raison qu'on vous vend.

Ce que la différence change vraiment

La différence entre nofollow et dofollow tient en un mot : l'intention. Le premier dit « je ne recommande pas », le second dit « je fais confiance à cette source ». Tout le reste — le jus de lien, le PageRank, les attributs sponsored et ugc — découle de cette intention de départ.

Alors au final, la vraie question n'est pas technique. Elle est éditoriale : seriez-vous prêt à recommander ce lien à vos lecteurs si vous n'y gagniez rien ? Si la réponse est non, mettez un nofollow. Si elle est oui, laissez le lien tel quel. La qualité finit toujours par primer sur la quantité — et cette phrase, aucun outil ne vous la vendra en pack de 200 liens.

Aurélie Perrin

Aurélie Perrin

Aurélie Perrin est une experte reconnue en rédaction SEO, recherche de mots-clés et stratégie éditoriale. Elle accompagne les entreprises dans l'optimisation de leur visibilité en ligne, notamment grâce à son expertise en SEO local. Passionnée par les contenus qui allient performance et pertinence, elle met son savoir-faire au service de projets variés avec rigueur et créativité.

Voir tous les articles →

Articles similaires